Il y a peu de temps les salariés de CONTINENTAL dans l'Est de la France ont renoncé à leurs RTT en échange du maintien de l'activité sur
leur site.
Aujourd'hui PSA Montbélliard offre la même alternative à ses salariés: on supprime vos RTT sinon nous délocalisons notre production de motocycles en Asie.
Quel est le point commun entre ces 2 exemples: les directions respectives des 2 sociétés "négocient" avec les organisations syndicales en leur mettant un pistolet sur la tempe.
Au passage il est à noter qu'aucune garantie sur l'avenir des sites n'est donnée après cette première phase.
Souvenez vous des promesses faites aux salariés de MITTAL Gandrange!!!!!!!
Une autre vision du travailler plus pour gagner moins!
Le chantage à l'emploi devient monnaie courante dans notre pays.
Ce n'est pas quelques jours de congés repris à ses salariés qui permettra à ces entreprises d'être plus compétitives vis à vis de pays où les salaires sont misérables et dans lesquels les droits
des salariés sont bafoués.
Que veulent donc nos grands patrons: une main d'oeuvre corvéable à merci rémunérée à des niveaux indécents ( permettant d'être exonéré de charges patronales) et tout cela avec le sourire et
dans la bonne humeur bien évidemment.
A quand les attaques contre la 5éme semaine de congés payés?
Dans notre pays, la tendance est de favoriser les contacts individuels au détriment des négociations de masse.
Notre probléme réside en partie dans la faiblesse de nos syndicats.
Un syndicalisme de masse permettrait sans aucun doute des rapports de force d'une toute autre tenue à l'image des négociations qui ont court en Allemagne entre IG METAL et le gouvernement.
Au même moment où l'annonce de PSA tombait, DECATHLON annonçait un investissement de 10Millions d'€ dans la banlieue lilloise avec à la clé une centaine de création d'emplois.
Pourquoi cette décision: Pour garder une longueur d'avance sur la concurrence et réserver à ses clients et non à ses conccurrents ses innovations en matière de semelle de chaussures.
Bravo donc à cette entreprise régionale qui a compris que le salut de nos entreprises résident dans leurs capacités à innover.
Malheureusement une bonne nouvelle en cache souvent une moins heureuse.
Faute d'accord acceptabble pour la direction, l'usine GOODYEAR d'Amiens annonce la suppression de 400 emplois.
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