Jeudi 8 mai 2008
Afin de satisfaire sa promesse électorale d'atteindre le plein emploi en 2012 (5% de chomage espéré à cette date), Nicolas SARKOSY propose
aux partenaires sociaux un projet de loi qui s'apparente plus à une chasse aux chomeurs qu'à une véritable politique pour l'emploi.
Pour justifier le durcissement du contrôle des demandeurs d'emplois, le gouvernement agite de nouveau le chiffre de 500.000 offres non satisfaites laissant supposer que les Français privés d'emplois étaient pour une partie d'entr'eux des fainéants se complaisant dans l'assistanat.
Or aucune enquête crédible ne confirme ce chiffre de 500.000 offres non pourvues.
L'INSEE ne possède aucun chiffre recoupant ces données.
En 2003 à la demande de Mr FILLON alors ministre de l'économie, l'ANPE avait mené une étude sur ce sujet laissant apparaitre qu'effectivement il y avait 120.000 offres d'emplois traitées par ses services qui n'avaient pû être satisfaites.
A ce jour ce chiffre est le seul vérifiable.
A partir de ce chiffre, la manipulation a commencé: sous prétexte que l'ANPE ne ressence que 40% des offres d'emplois en France, le chiffre officiel est passé à 300.000!!!!!!!!!!!!!!!
Ce chiffre de 300.000 a été utilisé par JP RAFARRIN alors Premier Ministre, puis un jour sans que personne ne sache pourquoi D. De VILLEPIN a annoncé 500.000 offres non satisfaites en France.
Et pour une fois, Nicolas SARKOSY semble d'accord avec son plus farouche opposant à droite puisqu'il sappuie sur ce chiffre pour justifier sa politique.
Le hic est qu'on ne sait pas à quoi correspondent ces annonces: quel salaire, quel durée de travail, où.....?
Pour ma part, je pense que le problème réside plus dans la formation que dans la pseudo fainéantise des demandeurs d'emplois.
Il est évident que certains d'entr'eux se complaisent dans ce système mais pour la grande majorité le fait de vivre avec les allocations chomage est vécu comme un traumatisme. Qui pourrait vivre décemment avec 57% de son ancien salaire.
Une bonne utilisation des chiffres devrait orienté le gouvernement vers une politique de formation afin que l'offre rencontre la demande. On nous dit que le batiment , la restauration et d'autres métiers de service à la personne sont en déficit de main d'oeuvre.
On ne dit jamais que dans ces métiers le salarié est sous payé par rapport aux heures travaillées et que s'il se plaint on le priera plus ou moins gentiment d'aller voir ailleurs.
Messieurs les patrons, si vous donniez UN SALAIRE JUSTE et non JUSTE UN SALAIRE, alors sans doute auriez vous des salariés motivés et épanouis plutôt que des personnes déjà stressées le dimanche soir à l'idée de reprendre le travail le lundi.
Pour justifier le durcissement du contrôle des demandeurs d'emplois, le gouvernement agite de nouveau le chiffre de 500.000 offres non satisfaites laissant supposer que les Français privés d'emplois étaient pour une partie d'entr'eux des fainéants se complaisant dans l'assistanat.
Or aucune enquête crédible ne confirme ce chiffre de 500.000 offres non pourvues.
L'INSEE ne possède aucun chiffre recoupant ces données.
En 2003 à la demande de Mr FILLON alors ministre de l'économie, l'ANPE avait mené une étude sur ce sujet laissant apparaitre qu'effectivement il y avait 120.000 offres d'emplois traitées par ses services qui n'avaient pû être satisfaites.
A ce jour ce chiffre est le seul vérifiable.
A partir de ce chiffre, la manipulation a commencé: sous prétexte que l'ANPE ne ressence que 40% des offres d'emplois en France, le chiffre officiel est passé à 300.000!!!!!!!!!!!!!!!
Ce chiffre de 300.000 a été utilisé par JP RAFARRIN alors Premier Ministre, puis un jour sans que personne ne sache pourquoi D. De VILLEPIN a annoncé 500.000 offres non satisfaites en France.
Et pour une fois, Nicolas SARKOSY semble d'accord avec son plus farouche opposant à droite puisqu'il sappuie sur ce chiffre pour justifier sa politique.
Le hic est qu'on ne sait pas à quoi correspondent ces annonces: quel salaire, quel durée de travail, où.....?
Pour ma part, je pense que le problème réside plus dans la formation que dans la pseudo fainéantise des demandeurs d'emplois.
Il est évident que certains d'entr'eux se complaisent dans ce système mais pour la grande majorité le fait de vivre avec les allocations chomage est vécu comme un traumatisme. Qui pourrait vivre décemment avec 57% de son ancien salaire.
Une bonne utilisation des chiffres devrait orienté le gouvernement vers une politique de formation afin que l'offre rencontre la demande. On nous dit que le batiment , la restauration et d'autres métiers de service à la personne sont en déficit de main d'oeuvre.
On ne dit jamais que dans ces métiers le salarié est sous payé par rapport aux heures travaillées et que s'il se plaint on le priera plus ou moins gentiment d'aller voir ailleurs.
Messieurs les patrons, si vous donniez UN SALAIRE JUSTE et non JUSTE UN SALAIRE, alors sans doute auriez vous des salariés motivés et épanouis plutôt que des personnes déjà stressées le dimanche soir à l'idée de reprendre le travail le lundi.
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